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Archive de la catégorie «En prose»

De ta présence

De ton absence, j’ai murmuré les blanches contrées qui dessinaient des cœurs essaimés de blondeurs au vent cinglant de l’hiver.
De ta présence, je n’ai pas oublié les effleurements de l’instant qui inspiraient les songes d’une angélique impression de franges vaporeuses.
De ta volonté imprévisible, j’ai invité l’imaginaire et l’âme en anamorphose, les ondées pleurant la joie [...]

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J’ai croisé des ribambelles de mots qui s’affranchissaient de la danse du temps comme un phare sans la grandeur ultime de l’alizé frissonnant sur les flancs arc-en-ciel des rivages alanguis.
L’ombre rayonnait de lettres insatiables apposées sur la grève neigeuse dans un tourbillon sommaire. Les ondes sereines diffusaient les effluves en volûtes fleuries, l’hiver à peine [...]

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Je n’ai pas omis de t’écrire. C’est que le temps s’acoquine à la fuite des heures et que les envolées de songes s’imaginent regagner des minutes sans oublier celles qui se confondent en flopées de mots sautillants.
Je n’ai pas omis de t’écrire. C’est que la distance s’est muée en un impatient voyage, évasion instantanée d’un [...]

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J’entrevois

J’entrevois l’infime, quelque part, dans le minimal comme un assortiment de rêves chavirés, dans la parole des instants futilement amarrés, dans les ruisseaux naissants de sources jaillissantes incertaines, dans les vitrines mornes de l’incertitude du temps, dans les emblèmes en dissidence qui se pament derrière les moulins de rimes semées à tout vent, dans les [...]

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Solo

Sous l’âme éprise de larmes abandonnées au passé des joies oublieuses, j’esquisse d’une encre ombragée des pleurs de points de suspension à n’en plus finir…
Les saules se penchent vers la terre ocre tapissée d’ultimes couleurs, feuilles éblouies par la rosée désolée des matins à l’espérance futile.
Et si le soleil s’apitoie à l’aurore de ces maux, [...]

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Les amulettes miaulaient en omelettes éméchées pas nettes tel Hamlet en miettes poursuivant sa dulcinée en qualité d’esthète dans une épopée muette où le vocable de la luette apprécie tant de se convertir en chouette ouvrant la rêveuse fenêtre.

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Velouté de lumières

Il y a comme un velouté de lumières qui t’enveloppe dans la rigueur du manteau rayonnant dans la pénombre éclairée des marbres lunaires. Réécrire l’alphabet des ombres turgescentes se contemple dans la complète tempête au-delà du geste auguste du semeur saisonnier. Pétillante est l’idée par trop accueillante que le recueil fruité des pensées en arbrisseaux [...]

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Regard étoilé

A revêtir le manteau plaintif des étoiles qui s’invitent dans le concert du ciel, ce soir, j’ai cru que l’oubli semblait la seule déraison qui s’offrait à mes pensées.
Redécouvrir le bonheur de la présence sans insistance, le frêle lien à deviner dans les pages du passé qui plaque ses effluves en nébuleuses sur les envies [...]

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Demain au passé

Demain, le passé s’est échoué au bout du stylo à l’encre bleu marine.
L’invitation de l’absence signifiait plus que les silences ignorés et dans le regard posé au loin, vers le large gagnaient les ocres des fleurs du rivage.
Le film défilait sur la pellicule satinée et les personnages s’employaient à réinventer le scénario tant dévolu sur [...]

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JFK Airport

Tu as entrepris le chemin des rêves qui disait “Là-bas, j’irai à la portée de mes doigts dessinant une buée fine sur le cockpit de Kennedy Airport” comme une note invariable d’une clé au sol qui résonne d’éclats lumineux. Il fallait esquisser sur la vitre fumée l’épreuve imagée de l’envie d’aller plus loin, au-delà des [...]

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Sur le banc blanc du rui, les matinées s’effondraient en de vils essais de cailloux plombés par la faible résistance de l’attraction ineffable. Eau trouble qui se faufile dans la proposition des verdoyantes contrées à la quête de visages en miroir. Et puis, au réveil des songes, l’éblouissante transparence des vaguelettes qui s’écoulent entre les [...]

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Echo de rêves

Demain à lèvres perdues, les ouvrages inscriront des manques sur le gravier aux multiples visages
Les baroques pensées dans le ciel s’attableront en un cœur de nuages émerveillé balisant les envies
Dans la frondaison alerte des bonnes feuilles semblables aux poésies butineuses d’un autre jour
La monnaie du rêve ne connaît pas le coût des métaphores intérieures s’ébrouant [...]

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Downtown train

La vitesse du roulis somnolant recèle de reflets enchevêtrés en feuillages d’intervalles avalant le vent en suspend
Les valses folles des plages automnales éludent la petite musique de nuit éclairante de poésie plurielle
Au passé composé des vues elliptiques s’aventurant dans les plaines de blés intenses en fusion de lovés desseins
Les pensées irisées se font ravissement dans [...]

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Dis-moi

Dis-moi, c’est quoi être e-perdu ?
Délivrer son message dans les vaguelettes d’une humeur en transhumance
Tapoter dans le clapotis des sonorités plastiques et élastiques comme des aimants du bonheur de la Durance
Dis-moi, c’est quoi être e-perdu ?
Un peu, beaucoup, cligner des yeux avec magie, peindre avec ses mots des rêveries vagabondes

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Mémoire épongée

Faux-semblant, cela semble un juste titre ; n’est-ce pas ?
Dans l’assemblée des pas perdus, les grandeurs minimisent les erreurs d’une mémoire faisant défaut
J’ai plongé dans ce rêve du plus prudent de mon stylet élimé par les écumes émouvantes des silhouettes bleutées
Et dans la froidure de la nuit effacée de septembre, les bruissements d’aile des anges [...]

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Ville lumière

Les jours s’égrènent et l’impassible voix de l’aéroport résonne au-delà des nuages.
L’ai-je emprunté en de secondes facétieuses qui gomment le passé et vibrent d’instants à écrire ?
Le conte des jours gravitant de facilité se dilue dans les arbres des avenues arquées de leur majesté.
J’ai rêvé de toi, ville paysage, j’en ai caressé patiemment les contours [...]

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Parler au mur

Les franges de la ville se sont endormies derrière les nuages de fenêtres gauches.
Faut-il saisir la poignée de clairs avenants qui s’invitent à la ronde des danses épiques pour en déshabiller le sens ?
Les yeux ronronnent de cet avenir planant où les crayons de couleurs s’emmêlent et les sourires se font face.
L’artiste a soudainement oublié [...]

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Trait pour trait

Tresses en stress, le jeune homme griffonnait sa maladie du trait jusqu’à se plonger dans l’antre de la ville éblouie par le monde des affaires vibrionnant.
Doux étaient ses songes et son humeur écartelée par le don à l’autre, inconnu en instantanées escales dans un magma ensorcelant de passagers solitaires du métro.
Son silence créatif contrastait [...]

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Présence

L’as-tu signifié un jour ?
Ton ombre passagère s’inscrit sur le pluriel des pages.
Les pensées sont sommaires.
Elles satisfont les instants précieux qui se distillent.
Et les mots résonnent, imperturbables mesures cadencées sous une couverture veloutée.

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