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Departure

Departure
Comme une désirable aventure
Où les notes se déclarent aériennes et sereines
Les images se bousculant comme un film en avenir aux secondes pérennes

Departure
Comme une invitation pour une carte postale en pointillé
En marge des passerelles éternelles dansantes et chantantes

Departure
La statue s’est évanouie, flottante dans une vague de liberté comme un au revoir
Les arts de la rue réinventent les écritures d’une main s’éloignant dans un futur à surseoir en gracieux délivrés

De ta présence

De ton absence, j’ai murmuré les blanches contrées qui dessinaient des cœurs essaimés de blondeurs au vent cinglant de l’hiver.
De ta présence, je n’ai pas oublié les effleurements de l’instant qui inspiraient les songes d’une angélique impression de franges vaporeuses.
De ta volonté imprévisible, j’ai invité l’imaginaire et l’âme en anamorphose, les ondées pleurant la joie d’un sourire voguant sur les mots révélés à l’aurore de note regard en écho.
La musique annonçait le rythme de la neige qui s’écoulait, cotonneuses idées évasives dont le contour arrondit les vagues du spleen d’outre-mer.

De cercles enlevés au velours futé dont les peintures citadines s’entremêlent dans l’écorce en fusion des bulles de phrases en escale

Du croquis figuré sur l’à-plat de virades lovées dans les interstices en chamade transie, les vénérés pinceaux se lovent sur le béton désarmé des tons neutres en rafale

Des écrans qui épellent les largesses de l’Art en pixels neigeux ébahis d’italiques, les tracés s’effacent ou s’amassent, comme des métaphores imagées, épuisettes virtuelles papillonnées saisonnales

Petite main

C’est ta petite main qui a confondu le flouté endolori des frimas de l’hiver avec l’envie de vivre.
C’est ta petite main qui a signifié un « au revoir » alors que les lettres peinaient à être prononcées, ivres.
C’est ta petite main, encore, qui a signé l’angoisse du temps, le glacial moment de s’appesantir sur le monde à fuir.
C’est ta petite main, enfin, qui a appris de l’autre, que le coeur se faisait libre si les songes peinaient à dessiner le glacis du genièvre

J’ai croisé des ribambelles de mots qui s’affranchissaient de la danse du temps comme un phare sans la grandeur ultime de l’alizé frissonnant sur les flancs arc-en-ciel des rivages alanguis.

L’ombre rayonnait de lettres insatiables apposées sur la grève neigeuse dans un tourbillon sommaire. Les ondes sereines diffusaient les effluves en volûtes fleuries, l’hiver à peine interrompu de sages pensées marines.

Les pas hésitants oubliaient le sable craquelant sous la chaleur diffuse de l’aube en souvenir. Les ailes du plaisir estival ont réécrit des mots doux au creux des oreilles aimables, à l’écoute sensible en parchemin qui s’étiole.

Je n’ai pas omis de t’écrire. C’est que le temps s’acoquine à la fuite des heures et que les envolées de songes s’imaginent regagner des minutes sans oublier celles qui se confondent en flopées de mots sautillants.

Je n’ai pas omis de t’écrire. C’est que la distance s’est muée en un impatient voyage, évasion instantanée d’un crayonné d’arabesques qui grèvent de leurs tracés onduleux, le cœur d’une féconde réalité. J’ai désiré m’envelopper dans ces bans de sable effrontément venteux et amoureux de l’herbe sonore.

J’entrevois

J’entrevois l’infime, quelque part, dans le minimal comme un assortiment de rêves chavirés, dans la parole des instants futilement amarrés, dans les ruisseaux naissants de sources jaillissantes incertaines, dans les vitrines mornes de l’incertitude du temps, dans les emblèmes en dissidence qui se pament derrière les moulins de rimes semées à tout vent, dans les ailleurs souriants que le ciel apprivoise de son ouaté infini. J’entrevois l’infime et son ombre le devine, au sein des pages d’une épopée que l’âme cherche à prendre par la main, à défaut de la vivre avec sourire.

Deux regards

Deux regards juste effleurés
Les baumes éminemment charmeurs à partager
De cheminements de paroles aux mots aimantés
Qui s’animent en des effluves enveloppées
Et la vie s’épanche dans les yeux aux iris clairs, semés
Où le monde se baigne en fatuité dans un univers duo dansant de félicité

Les secrets s’enfuient dans la nasse de la Seine vibrillonante
Les reflets s’ennuient de la chasse des mots doux en dilettante
Les regrets appuient les basses chimères d’idylles adolescentes
De la défaite agile envie les passes d’un jeu perdu d’avance où les devenirs s’inventent
Et où de la parfaite ville en cœur de pleurs, s’agacent en écho les pensées hésitantes

Solo

Sous l’âme éprise de larmes abandonnées au passé des joies oublieuses, j’esquisse d’une encre ombragée des pleurs de points de suspension à n’en plus finir…
Les saules se penchent vers la terre ocre tapissée d’ultimes couleurs, feuilles éblouies par la rosée désolée des matins à l’espérance futile.
Et si le soleil s’apitoie à l’aurore de ces maux, les lettres s’écoulent sur les lignes embuées d’une histoire en trompe-l’oeil dont la dernière page semble se soucier de la déchirure du voile des sentiments.
Sous l’âme éprise de larmes abandonnées au passé des joies oublieuses, le visage inondé signe le dernier chapitre d’une vie écornée par la pluie dévouée tout en tristesse.

Les amulettes miaulaient en omelettes éméchées pas nettes tel Hamlet en miettes poursuivant sa dulcinée en qualité d’esthète dans une épopée muette où le vocable de la luette apprécie tant de se convertir en chouette ouvrant la rêveuse fenêtre.

Barack Obama

Yes we can
Ils ont rêvé de ton sourire
Jusqu’à ne plus s’en départir
De tes mains fines s’envolant vers les nues
Tu as esquissé le dessein de l’espoir à l’avenir

Yes we can
Il y a dans tes paroles le « We have a dream » d’un monde en suspend
Et de ton regard si profond, l’âme dansante d’un conte pas même imaginé en un seul instant
Avec l’iris sombre de tes yeux en instinct, la vérité du vécu, pleurs du passé, vraiment

Yes we can
Ils t’ont désiré plus que tout au monde
Dans leur coeur et leur histoire, la trace semblait pourtant si profonde

Yes we can
Le livre d’images improbable du devenir
Les pièces éparses des déchirures de l’infime lumière que tu as à réécrire
Se glissent dans de nouvelles pages timides à réunir
Dans le concert de l’entente, les esprits s’immiscent en des chapitres chamarrés que les ménestrels d’antan n’auraient pas pu inventer et décrire

As-tu rêvé ?

As-tu rêvé de la grandeur des mots qui s’effilent dans l’adversité des instants futiles engageants ?

As-tu écrit les mots à peine déclamés comme des effets de sagesse virevoltante qui s’abiment avec les infinis drapés de murmures ?

As-tu imaginé les ombres fragiles qui inscrivaient leur ciel azuré dans l’expression d’un sourire ébahi ?

As-tu soufflé sur les airelles de l’automne qui fleurent l’espoir d’un monde en suspend dans le vent du tournesol ?

Rames de métro arrimées aux tropiques rimés de mares émérites qui épongent les lits amusés de contes délités

Des trains qui s’amusent d’un rien s’affranchissent de liens ruinés méritants de ruses enrichissantes en vain

Existences en transes confondantes d’attentes au travers de l’orée dorée à l’oreille attentive fascinée de réalité

Réécrire la syntaxe des envies dans un écrin de cailloux pastel abandonnés sur le chemin arrivé des rêves enfantés

Soliloque

Soliloque, la clé de l’esprit se confondait dans le miroir rougissant des pierres brunies par le soleil plombant

Soliloque, les pensées solitaires effrontément discrètes se réfléchissaient sur la pénombre enfuie des claustras aux grillons chantants

Soliloque, comme une définition éprise d’un dictionnaire semant ses définitions dans l’art éphémère de la rue au détour d’un signe bondissant

Soliloque, comme l’ampleur inattendue du regard introspectif qui peine à signer ce mot doux et songeur sur un mur dicté de mémoire en histoires contées sur des pointillés signifiants

Soliloque, d’un jeune visage en éternel voyage dessinant ses passions ultimes en des phrasés ébahis, sur du vélin ou sur des rêves de destinées citadines, drôles d’aventure en pixels évanescents

Les fleuves de piano épanchent leurs plaintes instinctives sur les visages d’un autre temps.
Divaguer et se laisser bercer par les manuscrits d’antan suggérant les images de l’avenir au-delà des feuilles dorées.
Poussières de couleurs dans l’artifice d’un feu de joie qui se confond dans le ciel enluminé d’une aurore frondeuse.
Esquisser les feuillets en desserts de mille-feuilles d’amande douce et joyeuse dans un univers vaporeux aux teintes gracieuses.

Il y a comme un velouté de lumières qui t’enveloppe dans la rigueur du manteau rayonnant dans la pénombre éclairée des marbres lunaires. Réécrire l’alphabet des ombres turgescentes se contemple dans la complète tempête au-delà du geste auguste du semeur saisonnier. Pétillante est l’idée par trop accueillante que le recueil fruité des pensées en arbrisseaux dont les feuillages éphémères inscrivent dans leur sève, la folie douce passementée de contrepoints échangés en surbrillance. Jongler des pinceaux de vie semble la seule quête douée d’un sens infime.

Secondes alunies nageant sur la parade animée d’un ciel immanent qui s’emballe dans la floraison automnale
Enfantine épopée d’onomatopées dictées par des poupées empouponnées de pourpres nommés
Déclamer la réclame acclamée dans la vogue calme des lames à naviguer qui s’épanchent en vrilles élimées
S’offrir les rires d’avril dans des frêles folies affolées qui frôlent les clairs obscurs de toiles généreusement dessinées

Inavouable esthétique des coloriages d’enfance qui surgissent de l’outre-mer avide de dessins en flanelle
Bretelles en éventail occultant les lumières de la ville bouillonnantes qui s’évadent sur les rails abrégés de réel
Éternelles parenthèses en aval des monts alités aux ravages de bulles embuées que le ciel repose dans son escarcelle
De marelles en merveilles, les fugaces virées nocturnes ruissellent sur les glissières d’éventuels sablés dont les cœurs recèlent

A revêtir le manteau plaintif des étoiles qui s’invitent dans le concert du ciel, ce soir, j’ai cru que l’oubli semblait la seule déraison qui s’offrait à mes pensées.
Redécouvrir le bonheur de la présence sans insistance, le frêle lien à deviner dans les pages du passé qui plaque ses effluves en nébuleuses sur les envies du futur.
Courir au-devant des mots qui s’abandonnent dans une symphonie bleutée d’apparences éphémères.
Emprunter le chemin des phrases aimables sans fard ni conquête… Tel un doux présage.

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